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Consultation sur la situation économique d’Apple Retail France (2019).

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Lors de la réunion ordinaire du CSE qui s’est tenue le 28 février, les élus votèrent le recours à l’assistance d’un cabinet d’expert-comptable pour la consultation relative à la situation économique et financière d’Apple Retail France pour l’exercice fiscal 2019.

Le temps Apple étant un temps long (l’expert demande toute une liste de documents et d’informations que l’entreprise doit valider par différents intervenants), le cabinet n’a pu être en mesure de nous rendre son rapport qu’en décembre. Et, même s’il couvre l’année fiscale 2019, les éclairages qu’il nous apporte sur le fonctionnement de la filiale par rapport au groupe valent bien toute cette attente.

Bien évidemment, tous les chiffres, toutes les informations présentées dans ce rapport sont confidentiels. Cependant, nous pouvons vous partager les conclusions de l’expert, les perspectives qu’il nous offre dans notre mission d’instance représentative du personnel ainsi que la délibération du CSE qui en a résultée.


Conclusions de l’expert : la conclusion la plus importante mise en exergue par le rapport, c’est que le résultat d’Apple Retail France ne peut être un indicateur de la performance de l’entreprise, parce qu’il n’est le reflet ni de l’activité réelle des magasins, ni de leurs apports plus larges pour le groupe.

En fait, c’est bien l’expérience en magasin, qui repose sur les équipes, qui est le principal actif du groupe en France. Son rendement dépasse largement le cadre d’Apple Retail France. De fait, les performances et la valeur créée par les magasins ne peuvent s’apprécier au seul périmètre d’Apple Retail France. L’expérience magasin vient nourrir, et rejaillit, sur d’autres canaux du groupe, notamment les ventes en ligne dont le périmètre comptable est bien séparé. 

Le contexte actuel, pointe le rapport, renforce l’enjeu de la définition d’une approche globale en France au travers d’indicateurs de performance adaptés et justes, car avec plusieurs mois de fermeture des magasins et de fortes incertitudes sur les prochains mois, la déconnexion des périmètres cités plus haut va peser sur les résultats. De plus, il est impossible de dire aujourd’hui à quel point la crise sanitaire impactera les modes de consommation, en termes d’achats (quelle part de la clientèle va se transférer sur l’achat en ligne ? etc…).


Enjeux pour l’avenir : déjà avant la crise, les ventes en ligne représentaient une part importante de l’activité d’Apple. Après le déconfinement, le poids de l’activité en ligne est resté supérieur à ce qu’il était auparavant, tandis que pour l’activité des magasins, au delà des incertitudes des prochains mois, la crise sanitaire impacte le trimestre fort de l’année fiscale (les fêtes). D’où l’importance d’une approche globale de l’activité et des performances en France. Un premier pas a été franchi avec l’accord de participation de groupe signé en 2019, mais les ventes internet ne participent pas du résultat en France.

Suite à ce rapport, le CSE a rendu une déclaration avec un certain nombre de demandes sur lesquelles l’instance attend des réponses. Cette déclaration sera à retrouver en intégralité dans le procès verbal de la réunion extraordinaire du 16 décembre.

En résumé, elle constate que les comptes de l’entreprise ne reflètent pas la réalité économique de l’activité des magasins et ne restituent aucunement le périmètre plus large auquel contribue Apple Retail France en créant de la valeur au travers de l’expérience proposée en magasin.

Par cette déclaration le CSE demande à la direction de l’entreprise d’adapter son périmètre d’appréciation des performances et de la valeur créée. Il s’agit de prendre en considération les ventes internet et de réconcilier réalités économiques et périmètre de mesure de l’activité.

En pratique, demande d’une définition d’indicateurs d’activité et économique globaux et le recours à ceux-ci comme référence, notamment dans le cadre des Négociations Annuelles Obligatoires. Sur cette base, demande d’un nouvel accord de participation qui cette fois prendrait en compte les ventes en ligne (et donc, aussi, les ventes de services en ligne).

Sachant pertinemment que tout ceci prendra un certain temps à se mettre en place, le CSE demande qu’en premier lieu, la prise en compte d’un périmètre élargi de création de valeur se matérialise par un supplément de participation pour 2020.

Nous espérons avoir des réponses concrètes à toutes ces demandes dans une prochaine réunion du CSE.

D’ici là, nous en profitons pour vous souhaiter à tous les meilleures fêtes de fin d’année, malgré la situation, au nom de toute la section syndicale CGT Apple Retail.

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